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Wyndham, John
Le jour des triffides (+++)
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A la suite du passage d’une comète et du magnifique spectacle lumineux dans le ciel terrestre qui en a résulté, la quasi-totalité des hommes se retrouve aveugle le lendemain. Seuls de rares personnes comme Bill, qui était à l’hôpital les yeux bandés suite à un accident, peuvent encore voir.
Le roman catastrophe de John Wyndham commence avec la découverte de la tragédie par Bill. Plus rien ne sera jamais pareil après cet aveuglement généralisé. C’est un Londres d’abord paralysé, désert, puis progressivement abandonné, en situation de délabrement, d’effondrement que décrit l’auteur anglais. Il arrive à créer une atmosphère de fin de monde et d’anarchie qui est saisissante pour le lecteur, tant elle est visuelle à travers les descriptions et les situations mises en place par l’auteur. Un monde s’effondre, c’est à la fois triste, violent et pathétique.
Devant un tel cataclysme, le fil conducteur est tout trouvé et mené avec intelligence et clarté. Comment survivre et quelle société maintenant ? Ce sont les questions auxquelles se confrontent Bill et sa partenaire Josella. Ils savent que plusieurs voies s’ouvrent à ce nouveau monde. La tentation soliste, égoïste est là, comme celle de la petite communauté, l’asservissement de la masse des faibles – les aveugles –est possible, comme leur prise en charge, la refondation des valeurs peut-être faite comme leur travestissement ou leur renversement. Au fil de leurs aventures, Bill et Josella vont affronter tous ces types de situations qui trouveront parfaite illustration à travers le caractère et les actes des personnages secondaires.
John Wyndham fait coïncider une menace plus grande encore avec cette catastrophe : les triffides. Ce sont des plantes carnivores et mobiles nées d’expérimentations russes (contexte de guerre froide oblige !) qui ont proliféré en raison de leur exploitation économique (outrances du capitalisme !). Elles profitent de l’effondrement de la civilisation pour se développer et s’attaquer aux hommes dont la quasi-totalité sont des proies faciles : les aveugles. La menace de l’extinction de l’espèce est un défi supplémentaire qui renforce, l’ambiance pesante de déclin, de faillite de la civilisation et de l’homme, l’urgence de la refondation du monde.
Le jour des triffides est écrit à la première personne, dans le style du journal d’un survivant narrant les évènements. Le point de vue interne permet de vivre les évènements de l’intérieur et de leur donner plus d’intensité. Le lecteur est amené à partager les angoisses, les craintes, les espoirs mais aussi les défaillances, les tentations de Bill Masen.
Le jour des triffides est une œuvre symbolique des romans catastrophes de l’après-guerre. Divertissant, il est marqué par un contexte historique menaçant. Il interpelle sur la place et la survie de l’homme, son action sur la nature, et laisse ouverte la porte à la possibilité d’une autre société. Bien.
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