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Echenoz, Jean
Un an (#)
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Comment ne pas être dubitatif à la fin de la lecture de ce livre ? Je dois avoir un problème avec Jean Echenoz. Victoire se réveille auprès du cadavre de son petit ami Félix. Prise de panique, elle s'enfuit pour échapper à la police. C'est le début d'une déchéance individuelle qui va mener Victoire à la clochardise. Dans sa chute, elle ne va cesser de rencontrer ponctuellement un ami, jean-phillipe qui sera sa seule connection avec le drame originel. Tout cela pour un final déroutant qui voit Victoire affronter un effondrement de la réalité, sa réalité et donc du roman et de son approche par le lecteur. On aurait pu accrocher si la descente aux enfers de Victoire avait un peu de crédibilité ou provoquait un quelconque sentiment, une réflexion. Mais tout ça est très léger. Les pages défilent et on est un peu à côté de cette histoire, la faute peut-être à l'écriture de l'auteur, distante, parfois dans une élégance trop étudiée qui ne permet pas à cette histoire de prendre du relief. Il y a presqu'un côté moqueur qui renforce le désintérêt par rapport à l'improbabilité de l'histoire telle que contée. Elle est jetée avec trop de négligence sur le papier. Les coincidences romanesques, le fil conducteur ne présentent aucune tangibilité. Le problème de ce livre est qu'il sent l'artifice. Seul le dénouement qui vient comme une interrogation dérangeante et une remise en question même de l'histoire, de la notion de réel parvient à ne pas faire crier à la nullité. L'envie est pourtant là...
Je m’en vais (#)
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Quelle déception ! Comment croire que ce roman ait pu s’attirer tant d’éloges pour bénéficier d’un crédit considérable et d’un Goncourt ? Il n’y a pourtant pas grand chose à en tirer. C’est l’histoire d’un galériste, homme à femmes, parti dans le grand Nord pour récupérer des objets uniques qui lui seront subtilisés dès son retour. Ca pourrait presque ressembler à un policier, ce n’en est pas un, trop juste. Ca n'est même pas un pastiche. Quelques détails essaient de valoir comme épaisseur et des coïncidences sans grand intérêt comme construction romanesque géniale mais on ne fait que bailler. Le rebondissement du roman se trouve être une baudruche percée, tellement on a du mal à entrer dans cette histoire qui dirait nonchalamment jetée sur le papier, abandonnée. Pas d’énergie, de force. Et que dire de ce dénouement romantique de série B ? Peut-on vraiment nous faire passer cette pilule en parlant de style désabusé ou parodique de l’auteur ? Ce roman est trop poussif, exsangue. Ennuyeux.
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