|
Sommaire
|
Contact
PISTES DE LECTURE
JOURNAL
LIBRES PENSEES
>> CRITIQUES DE LIVRES
Abecassis, Eliette
Achebe, Chinua
Adam, Olivier
Adiaffi, Jean-Marie
Alleg, Henri
Apperry, Yann
Ayerdahl,
Bâ, Amadou
Banks, Russell
Baricco, Alessandro
Bataille, Georges
Beigbeder, Frederic
Bellow, Saul
Benacquista, Tonino
Bernheim, Emmanuelle
Beti, Mongo
Bizot, Véronique
Blixen, Karen
Bouazza, Hafid
Bouillier, Grégoire
Bradbury, Ray
Bukowski, Charles
Buzzati, Dino
Böll, Heinrich
Calaferte, Louis
Calvino, Italo
Camus, Albert
Camus, Renaud
Cannone, Belinda
Capote, Truman
Carrère, Emmanuel
Carver, Raymond
Casares, Adolfo nv.
Castoriadis, Cornelius
Chabon, Michael
Chang, Jeff
Charras, Pierre
Chédid, Andrée
Cheever, John
Christensen, Lars Saabye
Clarke, Arthur C.
Coehlo, Paulo
Coetzee, J.M.
Cohen, Albert
Cossé, Laurence
Couao Zotti, Florent
Dadié, Bernard
Dagerman, Stig
Darrieussecq, Marie
De Lillo, Don
Deambrosis, Mercedes
Delerm, Philippe
Dich, Ahmed
Diome, Fatou
Diop, Boris
>> Disch, Thomas
Doctorow, E.L.
Dongala, Emmanuel
Dos Passos, John
Duras, Marguerite
Duteurtre, Benoît
Echenoz, Jean
Effa, Gaston-Paul
Egloff, Joel
Ehrenberg, Alain
Eugenides, Jeffrey
Everett, Percival nv.
Fante, John
Fédorovski, Vladimir
Findley, Timothy
Flaubert, Gustave
France, Anatole
Gailly, Christian
Gaiman, Neil
Galgut, Damon
Garcia Marquez, Gabriel
Gary, Romain
Gassama, Makhily
Gavalda, Anna
Gide, André
Golding, William
Gombrowicz, Witold
Gordimer, Nadine
Gran, Iégor
Grondahl, Jens Christian
Gunzig, Thomas
Handke, Peter
Hatzfeld, Jean
Hemingway, Ernest
Houellebecq, Michel
Hrabal, Bohumil nv.
Huxley, Aldous
Hyvernaud, Georges
Ikonnikov, Alexandre
James, Henry
Jancar, Drago
Jauffret, Régis
Joncour, Serge
Jonquet, Thierry
Jourde, Pierre
Juiff, Patrice
Kadaré, Ismaïl
Kapuscinski, Ryszard
Kerbaker, Andrea
Kerouac, Jack
Kertesz, Imre
Keyes, Daniel
Khadra, Yasmina
Koestler, Arthur
Koné, Amadou
Kouakou, Kouakou Gbahi
Kristof, Agota
Kromer, Tom
Kundera, Milan
La Rochefoucauld (de), François
Laferrière, Danny
Laurent, Laurent
Laye, Camara
Levé, Edouard
Lévi, Primo
Lévin, Ira
Leys, Simon
Lionnet, Anne-Marie
Londres, Albert
Lustiger, Gila
Mabanckou, Alain
Mailer, Norman
Malaparte, Curzio
Mandela, Nelson
Matheson, Richard
Mc Cann, Colum
Mengestu, Dinaw
Modiano, Patrick
Molière,
Morcoock, Michael
Mulisch, Harry
Nothomb, Amélie
Orwell, George
Ourednik, Patrik
Ovaldé, Véronique
Oyono, Ferdinand
Ozick, Cynthia
O’ Connor, Joseph
Page, Martin
Pahor, Boris
Panayatopoulos, Nikos
Patricot, Aymeric
Peace, David
Pears, Iain
Pennac, Daniel
Perec, Georges
Perutz, Léo
Quint, Michel
Reza, Yasmina
Rosny, J.H.
Roth, Philip
Sabato, Ernesto
Sagan, Francoise
Saint-Exupery, Antoine
Salinger, J.D.
Sartre, Jean-paul
Sawyer, Richard
Schmitt, Eric-Emmanuel
Ségur, Philippe
Seksik, Laurent
Selby Jr, Hubert
Sembene, Ousmane
Silverberg, Robert
Simak, Clifford D.
Smith, Stephen
Sok-Yong, Hwang
Steinbeck, John
Sternberg, Jacques
Stevenson, Robert Louis
Strougatski, Arcadi et Boris
Styron, William
Suter, Martin
Svit, Brina
Tabucchi, Antonio
Tadjo, Véronique
Tansi, Sony
Taylor, Kressmann
Tevis, Walter
Trouillot, Lyonel
Tutuola, Amos
Uhlmann, Fred
Valdes, Zoe
Van Cauwelaert, Didier
Van den Boogaard, Oscar
Vance, Jack
Vargas Llosa, Mario
Vasset, Phillipe
Wilde, Oscar
Wilson, Robert Charles
Woolf, Virginia
Wul, Stefan
Zamiatine, Eugene
Zweig, Stefan
|
|
Liens
|
http://www.republique-des-lettres.fr
http://www.biblio-idealis.com
http://www.lecafardcosmique.com
http://www.auteurs.net
http://stalker.hautetfort.com
http://www.lepassantordinaire.com
http://www.lafactory.com/
http://www.mondesfrancophones.com/
http://www.transfuge.fr/
http://www.nonfiction.fr/
http://www.buzz-litteraire.com/
http://bibliobs.nouvelobs.com/
http://passouline.blog.lemonde.fr/
http://desavy.canalblog.com/
|
|
Disch, Thomas
Génocides (+++)
 | |
| |
Un matin, les spores sont tombées du ciel et la Plante a commencé à proliférer partout sur la terre. Quasiment indestructible, vorace, elle a conquis tous les espaces, dévasté tous les écosystèmes et progressivement entraîné l’effondrement de la civilisation impuissante. Ce mal incurable n’a effectivement laissé d’autre choix à l’humanité que celui de la régression, le combat permanent pour la survie face à un milieu hostile. Comme si cela ne suffisait pas, des cylindres volants se promènent à la surface de la planète pour réduire les humains en cendres, comme de vulgaires insectes. Thomas Disch décrit l’apocalypse sous la forme d’une invasion originale par une forme de vie extra-terrestre. L’homme ne représente rien pour ceux qui ont tout simplement décidé de faire de la terre, un terrain de cultures. On n’en saura pas plus sur eux, sur leurs intentions, rien. On imagine les insectes pas mieux lotis quand ils subissent nos foudres…Cette fin du monde impromptue, violente et humiliante est l’occasion pour l’auteur d’enfoncer l’humanité au plus profond de la fange et du désespoir, de la désincarner. Le délabrement puis l’effondrement de la civilisation s’accompagne d’une chute de l’humanité. Ce qui reste de la planète est livré aux pillards, à ceux qui ont laissé le pire d’eux-mêmes prendre les rênes. Chez les résistants, ceux qui tentent de survivre en préservant un semblant de civilisation et de culture, ce n’est pas forcément mieux. Ils sont de toutes façons voués à l’échec devant l’invasion, chaque jour un peu plus défaits, plus misérables. Dieu ou la religion ne suffisent pas à préserver l’ordre dans cette petite communauté et là aussi les luttes de pouvoir, d’amour, la nostalgie, les règles, le changement, tout ce qui fait la société, finit par être exacerbé, à pourrir et à tout détruire la promiscuité et la fatalité. Thomas Disch s’acharne à dénuder ses personnages. Il les maltraite, les enfonce, toujours plus bas, plus souffrants, plus vaincus, plus fous, plus impuissants. Une fin du monde étrange, intrigante et réussie, des personnages vivants et puissants, des interrogations sur l’eschatologie, les valeurs, l’humanité et l’espoir, des aventures saisissantes, c’est la recette réussie d’un excellent livre de science-fiction, noir, dur, impitoyable.
Camp de concentration (#)
 | |
| |
On ne peut pas dire que j’ai été particulièrement séduit par Camp de concentration. C’est à maints égards une totale déception. Dans un futur indéterminé, l’Amérique est en guerre et semble devenue un état en prise avec des démons totalitaires. En saurons nous vraiment plus ? Non. Quasiment rien sur cette guerre qui ne rechigne pourtant pas à l’utilisation de l'argument nucléaire. Guère plus sur cette Amérique qui serait en dérive au point d'enfreindre les lois les plus élémentaires des démocraties des sociétés occidentales telles que nous les connaissons. Louie Sachetti, écrivain contestataire est donc emprisonné à Springfield, lorsque débute le roman, il prend le chemin de camp Archimède ou il va être le jouet d’expériences secrètes. Quelle est donc la grande affaire qui occupe camp Archimède ? L’intelligence. Comment créer des génies. Impossible de ne pas penser à Des fleurs pour Algernon sur le même sujet. Seulement, le roman de Thomas Disch est bien moins intelligent, fin et émouvant que le chef d’œuvre de Daniel Keyes. Surtout bien moins construit. La problématique essentielle de Camp de concentration est de montrer la barrière ténue entre le génie et la folie, comment il est facile de basculer de l'un à l'autre, comment les deux génèrent la même incapacité de vivre en société. Elle est mal illustrée à travers des personnages et des comportements peu convaincants, des discussions qui n'intègrent pas tant de génie, ni de folie que ça. C’est peu de dire que le saupoudrage religieux utilisé dans tout le livre par lThomas Disch est très fatiguant et guère lisible. Ses procédés visant à persuader le lecteur de la folie géniale à travers le journal déjanté de Louie Sachetti laissent perplexes et ne sont pas vraiment révolutionnaires. Impossible de dire que Camp de concentration est sauvé par le concept de camp tant l’univers concentrationnaire est peu rendu et étrangement exploité. Quant à la théorie selon laquelle le monde entier serait assimilable à un camp de concentration…Inutile non plus de se référer au dénouement quelque peu fumeux qui emprunte aux ficelles les plus grossières de la science-fiction pour faire dans le spectaculaire. Très décevant.
|