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Bellow, Saul
Le faiseur de pluie (#)
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Ce livre a t il convaincu grand monde? Meme les fans de Saul Bellow? Pas moi en tout cas, alors que le synopsis etait plutot excitant. Un milliardaire oisif qui va au fin fond de l'Afrique et se retrouve empetre dans des aventures rocambolesques aux resultats et consequences inattendus compte tenu de ses bonnes intentions. Amateurs de drolerie, de burlesque, je vous prie de passer votre chemin. Hormis une ou deux situations - chez les Arnewi- le l'humour est inexistant ou plus exactement il est cense passer par la verve de Henderson, le personnage principal et narrateur, mais on est tres vite ennuye, noye par un babil et des histoires qui tombent a plat. C est un flot qui impatiente en attendant un essentiel qui est de toute facon decevant: l'aventure meme en Afrique. Car concernant l'Afrique, rien de bien original non plus, on est souvent dans le cliche avec meme parfois des relents de complexe de superiorite voire pire. De toutes facons, la seule chose qui compte vraiment est le personnage de Henderson, ce milliardaire inassouvi gate, oisif, enlise dans sa loghorée comme dans la vacuite de sa quete. C'est long, etouffant, decevant en depit de quelques rares eclats comme la fin ou le personnage de Romilayu. Bof.
Ravelstein (#)
C’est donc ça le dernier Saul Bellow qui a enthousiasmé la presse ? Amère déception. Le portrait de ce professeur atypique, original, n’a rien de foudroyant. Le problème n’a rien à voir avec lui, il ressemble à un de ces personnages extraordinaires que l’on souhaiterait rencontrer au moins une fois dans sa vie, si ce n’est le fréquenter régulièrement ainsi que le narrateur. Non, le hic, c’est ce livre. Mal construit, c’est un galimatias d’anecdotes, il n’arrive pas à nous emmener vers les hauteurs que laisse entrevoir le personnage, que cela soit dans ses outrages ou dans ses idées, dans ses aventures. Il manque du souffle à tout ça. Evidemment, il y a de la culture, des idées ci et là - c'est quand même Saul Bellow l'auteur -, mais ce n’est pas suffisant. Et puis qu’est ce que tout ça peut bien peser devant les pages sur la maladie du narrateur, sa femme, qui sont un désastre ? Même la verve narrative, le talent de Saul Bellow ne peuvent sauver ce livre.
Une affinité véritable (++)
J'ai apprécié ce petit livre de Saul Bellow. Avec une légèreté ironique et une verve réjouissante, le narrateur Harry Trellman raconte une histoire d’amour singulière longue de quarante ans avec Amy Wrustin, mariée, divorcée et veuve de son meilleur ami, Jay. Le récit est maîtrisé, plein d’allant et d’humour, de culture, de tendres loufoqueries. C'est rythmé, sans faramineuse ambition, et surtout les personnages sont réussis. J’ai une faiblesse particulière pour celui de Harry. J’aime son détachement désabusé et son regard lucide sur lui-même et le monde. Un moment agréable, sans aspérités, qui s'évanouit très rapidement.
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